• PHOTOS EN LIMOUSIN

    Photos des Archives Départementales de la Haute-Vienne

    école normale de limoges en

     

    école normale de Limoges

     

     

    communiantes en 1892

    communiantes en 1892

     

     

     

    boucher ambulant vers 1900 en limousin

     

    boucher ambulant vers 1900

     

     

    conscrits en 1925

     

    Les conscrits de St Symphorien sur Couze (hte vienne)

    Le maire au centre, les conscrits sortent du conseil de révision,

    Ils ont acheté à des colporteurs, des rubans, cocardes, images

     et pancartes au chapeau portant " bon pour le service" ou " bon pour les filles"

  • église St Symphorien de Tersannes

    Samedi 19 Septembre 2009, à 17heures, inauguration de l'église après travaux de rénovation.

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    arrivée de Me Evelyne RATTE, préfet de Région, accueillie par Emmanuel BRISSIAUD

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     Mrs Bernard BROUILLE, vice-président du Conseil Général de la Hte-Vienne  et Jean Claude BOISDEVESY délégué Régional de la Fondation du Patrimoine

     

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     Présentation des maires des communes avoisinantes,

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     discours de toutes les personnalités

     et inauguration des plaques

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  • EGLISE SAINT SYMPHORIEN A TERSANNES (2)

     

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    P1110472On coupe le ruban,

    on en fait des petits

    bouts, on dévoile

    les plaques, et on

    fait des discours

     

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  • EGLISE SAINT SYMPHORIEN A TERSANNES (suite)

    IMG_0035IMG_0038Me Yvonne JARDEL , conseillère Générale

    était également là

     

     

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    les gendarmeries

    de Bellac et

     le Dorat

    étaient représentées

    Puis après la cérémonie, buffet aux anciennes écoles

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  • en Limousin au XVIIIème siècle - les loups

     

     

    Les loups sont partout présents en France durant l’époque moderne, commettant de

    grands ravages parmi les hommes

    mais aussi sur les animaux ruraux. Ils peuvent dévaster

    des troupeaux entiers d’ovins : « un seul loup peut égorger quatre-vingt moutons pour n’en

    emporter qu’un seul ou même pas du tout

     

     

     

     

    . En 1699, à Blessac, Madeleine Bouissant,

    âgée de 12 ans, « fut dévorée par la malbête », à Vallière, « douze enfants ou femmes auraient

    été tués par une bête inconnue qui aurait en outre blessé un grand nombre de femmes »

    et à

    Royère-de-Vassivière, c’est Marie Bourdeau, âgée de 12 ans, qui est « dévorée en partie par le

    loup en gardant les moutons »

    . Il existe bien des « méthodes » pour se protéger du loup

    mais les exemples précédents montrent qu’elles n’étaient pas infaillibles

     

    Aux animaux ruraux dévorés par le loup s’ajoutent ceux qui meurent enragés à la suite

    de ses morsures. Un seul loup enragé peut en effet « faire périr une soixantaine de gros

    animaux d’élevage ainsi distribués : 45 ovins, 8 veaux, 5 chevaux, 2 boeufs ou vaches »

    Quelques uns de ces loups enragés sont signalés en Limousin au cours du XVIII

    Hommes et animaux ruraux en sont les victimes, comme ce 30 mai 1773 à Sardent où « un

    loup enragé après avoir parcouru plusieurs paroisses voisines et mordu plusieurs personnes et

    bestiaux, vint à la Rebeyrolle […], se jeta avec fureur sur les agneaux que gardait auprès des

    granges dudit village Léonarde Martin, l’arracha de dessus un châtaignier où elle tâchait de

    grimper pour éviter sa fureur, la déchira à belles dents […]. Ayant continué ses ravages » dans

    trois paroisses voisines, l’animal enragé « fut tué sur les six heures du soir le même jour »

     

     

    L’omniprésence du loup oblige les paysans à enfermer leurs animaux pour la nuit,

    comme le remarque Arthur Young au sujet des chevaux qui « pâturent toute la journée, mais

    la nuit, ils rentrent à l’écurie, à cause des loups, si nombreux qu’ils constituent un vrai fléau

    pour la population »

    . Le risque de voir les loups ravager les troupeaux est permanent, aussi

    des battues sont organisées régulièrement au cours du XVIII

    e siècle pour détruire ces

    prédateurs. L’autorité royale favorisa d’ailleurs la destruction des loups en accordant des

    gratifications, modulables selon le type d’animal tué : 18 livres pour une louve, 15 livres pour

    un loup et 3 livres pour un louveteau. Les archives de l’intendance de Limoges conservent la

    trace de cette chasse aux loups pour quelques années de la décennie 1780

     

  • limousin

     

     

    Tableau 6.3 - Les différentes productions agricoles de la

    Haute-Vienne vers 1800

    (surfaces cultivées chaque année en hectares)

    seigle 72 360 lin et chanvre 3 020

    sarrasin 16 140 raves 2 730

    froment 8 546 pommes de terre 2 578

    avoine 3 114 navette et colza 1 200

    orge et baillarge 1 115 pois, haricots, fèves 35

    maïs 780 ail 10

    millet 15 cultures jardinatoires 4 300

    vin (vigne) 2 969 châtaignes 33 663

    Surface totale du département : 558 078 hectares

    Source :

    Statistique de la Haute-Vienne

    , 1808, p. 273, 295-296

    Une comptabilité plus riche car s’étalant sur une période suffisamment longue pour être

    plus représentative et plus significative que le document précédent concerne quatre domaines

    appartenant à l’hôpital de Magnac-Laval

    la paroisse de Tersannes

    exploitations indiquent les récoltes de seigle, de froment, de baillarge, d’orge et de blé noir

    ainsi que la quantité ensemencée chaque année

    rendement brut fluctue dans une large gamme durant cette période de trente cinq années pour

    chacune des exploitations : Chez Grenard, il varie de 2,0 (en 1733) jusqu’à 8,3 grains récoltés

    pour un de semé (en 1755) ; à la Dodinerie, de 2,3 (en 1751) à 7,4 (en 1750) ; à Basse Roche,

    de 1,6 (en 1733) à 7,5 (en 1742) et à la Mothe de 2,3 (en 1752) à 7,4 (en 1755). Cela

    correspond à une fluctuation interannuelle du rendement brut dans le rapport de un à 3,2 à la

    Dodinerie et à la Mothe, de un à 4,1 Chez Grenard et de un à 4,7 à Basse Roche durant la

    période considérée

     

    115. Ils sont exploités en métayage et sont situés dans116. Pour la période 1726-1760, les comptes de chacune de ces117. En ce qui concerne le seigle (fig. 6.2), le

  • En limousin au XVIIIème siècle

    UNIVERSITÉ DE LIMOGES

    FACULTÉ DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES

    Centre de Recherches Historiques de l’Université de Limoges (E.A. 3840)

    THÈSE

    Pour l’obtention du grade de Docteur de l’Université de Limoges

    Discipline : HISTOIRE

    Présentée et soutenue publiquement par

    Jean Pierre DELHOUME

    le 21 décembre 2007

    UNE SPÉCIALISATION

    EN PAYS DE PETITE CULTURE :

    LÉLEVAGE BOVIN EN LIMOUSIN AU XVIIIe SIÈCLE 

     

     

     

     

     

    Un élément révélateur de la pratique de l’engraissement des boeufs dans une exploitation

    complète est le mouvement mensuel de ces animaux en cours d’année, lequel se déduit du

    livre de comptes de celle-ci.

     Dans le domaine de Chez Grenard , 74% des boeufs sont

    vendus en décembre et en janvier et 80% si on y ajoute le mois de novembre. Ces

    ventes de boeufs durant ces trois mois ne peuvent être que celles d’animaux gras pour trois

    raisons :

    - les mois de novembre, décembre et janvier correspondent à une partie de la période

    durant laquelle le Limousin commercialise ses boeufs gras sur les marchés parisiens .

    - le prix des animaux vendus durant ces trois mois est toujours plus élevé que celui des

    boeufs qui sont achetés d’avril à octobre, lesquels sont des animaux jeunes et « maigres » dont

    le prix est moins cher que des bêtes engraissées et donc prêtes à être commercialisées pour la

    boucherie.

    - ces ventes de fin et de début d’année sont effectuées

    dans diverses foires de la région

    dont certaines, comme celles de Lussac-les-Eglises, sont qualifiées de « foires grasses »

     

    Le livre de comptes de Chez Grenard révèle que sur les quarante-neuf années

    concernées (1725-1773), il y a des ventes de boeufs de novembre à janvier - qui sont donc des

    animaux gras - pour trente-six de ces années. C’est-à-dire que l’on engraisse des boeufs dans

    ce domaine trois années sur quatre en moyenne pour l’ensemble de la période considérée. Les

    animaux gras - pour trente-six de ces années. C’est-à-dire que l’on engraisse des boeufs dans

    ce domaine trois années sur quatre en moyenne pour l’ensemble de la période considérée. Les années où il n’y pas engraissement de boeufs correspondent à des années de crise de

    subsistances, comme en 1738, 1769 et 1770, ou bien à des périodes où le fourrage et les raves

    étant trop peu abondants pour des boeufs, on se contente d’engraisser une vache.

    La majorité des achats de boeufs de Chez Grenard, soit 80% du nombre total de ceux-ci,

    s’effectue de mai à septembre, c’est-à-dire durant une période où l’on peut nourrir facilement

    les animaux avec de l’herbe au lieu de foin si l’achat avait été effectué plus tôt. Il s’agit de

    jeunes boeufs destinés à remplacer ceux qui sont parvenus en fin de leur période d’utilisation

    agricole, lesquels sont alors mis à l’engraissement. Ces achats se font en prévision des travaux

    de labour qui débutent vers la fin de septembre. Selon les

    Selon les années, quelques achats sont

    effectués en septembre et octobre et une annotation du livre de comptes précise parfois qu’il

    s’agit alors « de boeufs pour engraisser » . Il n’y a pas d’achats en hiver afin d’éviter de

    nourrir des animaux « inutiles » durant cette période.

    Les vaches font l’objet de beaucoup moins de transactions que les boeufs dans ce même

    domaine de Chez Grenard. Les trois quarts des ventes de celles-ci sont effectués de novembre

    à janvier. Il s’agit de bêtes âgées qui sont engraissées avant d’être commercialisées.

    Quant aux achats de vaches, ils sont très peu nombreux, sept seulement sur l’ensemble de la

    période considéréannées où il n’y pas engraissement de boeufs correspondent à des années de crise de

    subsistances, comme en 1738, 1769 et 1770, ou bien à des périodes où le fourrage et les raves

    étant trop peu abondants pour des boeufs, on se contente d’engraisser une vache .

    La majorité des achats de boeufs de Chez Grenard, soit 80% du nombre total de ceux-ci,

    s’effectue de mai à septembre, c’est-à-dire durant une période où l’on peut nourrir facilement

    les animaux avec de l’herbe au lieu de foin si l’achat avait été effectué plus tôt. Il s’agit de

    jeunes boeufs destinés à remplacer ceux qui sont parvenus en fin de leur période d’utilisation

    agricole, lesquels sont alors mis à l’engraissement. Ces achats se font en prévision des travaux

    de labour qui débutent vers la fin de septembre. Selon les années, quelques achats sont

    effectués en septembre et octobre et une annotation du livre de comptes précise parfois qu’il

    s’agit alors « de boeufs pour engraisser » . Il n’y a pas d’achats en hiver afin d’éviter de

    nourrir des animaux « inutiles » durant cette période.

    Les vaches font l’objet de beaucoup moins de transactions que les boeufs dans ce même

    domaine de Chez Grenard. Les trois quarts des ventes de celles-ci sont effectués de novembre

    à janvier . Il s’agit de bêtes âgées qui sont engraissées avant d’être commercialisées.

    Quant aux achats de vaches, ils sont très peu nombreux, sept seulement sur l’ensemble de la

    période

    . À Basse-Roche, 74% des ventes de ces animaux s’effectuent de novembre à janvier.

    À Puymarchoux, cette proportion est de 92%, à Saint-Priest-le-Betoux de 87%

     et à la Mothe

    de 82%.

    Il n’y a qu’à La Dodinerie où les ventes de boeufs de fin et de début d’année sont

    moins importantes puisqu’elle ne représentent que 57% du nombre total d’animaux vendus.

    Dans tous ces domaines, les vaches sont elles aussi vendues très majoritairement en fin et en

    début d’année, comme Chez Grenard

     

    Tableau 11.5 - Nombre de boeufs engraissés chaque année dans

    chacun de six domaines appartenant à l’hôpital de Magnac-Laval

     

    Basse Roche (1726 à 1773) 8 14 8 2 32 sur 48 (67%)

    Chez Grenard (1725 à 1773) 9 15 7 5 36 sur 49 (73%)

    La Dodinerie (1729 à 1773) 10 18 3 1 32 sur 45 (71%)

    La Mothe (1737 à 1773, sauf 2 années) 6 12 4 7 28 sur 35 (80%)

    Puymarchoux (1717 à 1773) 9 22 10 3 44 sur 57 (77%)

    St-Priest-le-Betoux (1718 à 1773, sauf 5 années) 5 24 6 7 42 sur 51 (82%)

     

    de fin et de début d’année sont

    moins importantes puisqu’elle ne représentent que 57% du nombre total d’animaux vendus.

    Dans tous ces domaines, les vaches sont elles aussi vendues très majoritairement en fin et en

    début d’année, comme Chez Grenard

     

    Dans chaque exploitation, on engraisse

    annuellement au minimum deux boeufs pour la majorité des années où cette activité est

    pratiquée

    . À Basse Roche par exemple, entre deux et quatre

    bêtes sont engraissées chaque année pour 24 des 32 années où il y a engraissement.

    Lorsque les « éleveurs-engraisseurs » estiment que leurs bovins sont suffisamment gras,

    ils les présentent eux-mêmes dans les foires de la province pour les vendre.